RDC: marche des chrétiens: les autorités congolaises refusent l’accès à l’Onu

RDC: marche des chrétiens: les autorités congolaises refusent l’accès à l’Onu

Le bureau des Nations unies pour les Droits de l’Homme pense que la répression de la marche des chrétiens, le 31 décembre, a fait plus de morts qu’annoncé parce que ses agents se sont vu refuser l’accès aux morgues, hopitaux et centres de détentions par les autorités congolaises.

Après que l’Onu ait évoqué, le 1er janvier, huit morts dans la répression, son Bureau des Droits de l’Homme cite aujourd’hui « au moins cinq » tués, « 92 blessés » et « 180 arrestations », dont « la majorité » ont « été libérées ». « Les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles, ainsi qu’avec des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, y compris à bout portant dans certains cas », ajoute le communiqué du porte-parole du Bureau.

Selon le Bureau onusien, « les forces de sécurité auraient également tiré des gaz lacrymogènes à l’intérieur d’églises, empêché des personnes d’assister aux services religieux et racketté d’autres – des actions qui représentent un développement dangereux qui affecte également la liberté de religion ou de conviction »

Et d’ajouter: « Nous pensons que les chiffres des victimes des manifestations du 31 décembre 2017 pourraient être plus élevés. Nos collègues sur le terrain se sont vus refuser l’accès aux morgues, aux hôpitaux et aux centres de détention et ont été chassés de certains sites par les forces de défense et de sécurité, les empêchant ainsi de mener à bien leurs activités pour rendre compte de la situation des droits de l’homme ».

Le Bureau des Droits de l’Homme de l’Onu appelle donc les autorités congolaises « à veiller à ce que les forces de sécurité ne recourent pas à une force excessive lors de manifestations et que celles-ci soient gérées conformément aux normes internationales ». « Le gouvernement devrait veiller à ce que tous, y compris les opposants politiques, les journalistes et les représentants de la société civile, puissent exercer pleinement leur droit à la liberté d’association, de réunion pacifique, d’opinion et d’expression. Il devrait également y avoir des enquêtes crédibles et indépendantes sur le recours allégué à une force excessive, et que les personnes responsables de violations des droits de l’homme soient traduites en justice ».

Enfin, le Bureau onusien exhorte « encore une fois les autorités à engager un dialogue constructif avec l’opposition et à faire en sorte que le droit de tous les Congolais de participer aux affaires publiques de leur pays soit respecté ».

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