C1 – Aboubakar (FC Porto): Joueur africain 2017?

C1 – Aboubakar (FC Porto): Joueur africain 2017?

Le Camerounais Vincent Aboubakar a « dans un coin de la tête » le titre de Joueur africain de l’année, admet-il à l’AFP, mais il faut d’abord assurer la qualification du FC Porto en Ligue des champions contre Monaco, mercredi.

Monaco, éliminé, va aligner une équipe très rajeunie. Les 8e de finale sont dans la poche?

« Attention! Ils ne seront pas démobilisés, ils n’ont rien à perdre, ils peuvent vraiment nous jouer un sale tour. Il faut battre Monaco. Nous on se dit qu’on aura un match difficile, pas qu’ils vont aligner l’équipe réserve. Il faut qu’on se qualifie pour les 8e, c’est le minimum pour un club comme Porto. »

Comment fonctionne votre duo avec Moussa Marega?

« On joue beaucoup ensemble cette saison, on se complète bien dans le jeu (9 buts en 13 matches pour le Camerounais, 8 buts en 13 matches pour le Franco-Malien). C’est un joueur qui amène de la profondeur, sa puissance athlétique, c’est un bon joueur. »

Vous parle-t-on souvent de votre but vainqueur en finale de la dernière Coupe d’Afrique, enchaînement poitrine-sombrero-volée?

« Les gens me parlent un peu de ça, oui (rires). Ces gestes sont venus d’une manière instinctive, mais comme c’est la finale, il y a plus d’émotion, c’est le genre de but qui marque l’histoire, qui donne la victoire (2-1 contre l’Égypte). Mais bon, je ne me focalise pas sur la qualité des buts, ce qui compte c’est qu’il nous a permis de gagner la CAN. Du genou, c’est pareil, sûr et certain, on se rappelle juste du but marqué en finale, un but égale un but! On a rendu heureux des gens malheureux au pays, ça a permis de ramener la paix au Cameroun. »

En revanche on vous voit faire la moue parce que vous ne recevez pas le trophée d’homme du match…

« Mais c’est moi l’homme du match! Je ne veux pas manquer de respect à Benjamin (Moukandjo), mais cela aurait dû être moi. Enfin, ça ne m’a pas du tout gâché le plaisir, je ne suis pas rancunier, mais je dis ce que je pense, et après les gens le prennent bien ou mal. »

Avec ce but de légende vous aurez votre revanche avec le Ballon d’Or africain, vous figurez sur la liste des dix prétendants?

« Je ne sais pas quels critères sont retenus, mais en 2017 je suis champion d’Afrique, champion de Turquie (il a été prêté une saison à Besiktas), et là je suis sur un bon début de saison à Porto (3 buts en C1). Joueur africain de l’année, ça ne m’obsède pas, mais je l’ai dans un petit coin de la tête. Tout footballeur ambitieux aime gagner les trophées, individuels et collectifs, mais il ne faut pas forcer les choses, il faut jouer de manière naturelle et ça va arriver. »

Après Valenciennes (2010-2013), Lorient (2013-2014), vous signez à Porto, pourquoi avez-vous passé une saison en prêt au Besiktas, l’an dernier?

« C’était un choix du coach (de Porto), et grâce à cela j’ai découvert les supporters vraiment bouillants des clubs turcs, derrière l’équipe de la première à la dernière minute. En Turquie, le football est vraiment différent, ce sont des vrais fanatiques, quand ils voient une star ils courent derrière pour prendre des photos! J’ai vécu des moments comme ça en Turquie, même quand je suis retourné là-bas avec Porto cette saison, j’ai été bien accueilli. Je l’ai pris comme une reconnaissance

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