RDC: la démission du président de la Ceni réclamée

RDC: la démission du président de la Ceni réclamée

Quelques semaines après l’annonce par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) qu’il est impossible de tenir les élections – dues pour 2016 – avant avril 2019 au plus tôt, les voix commencent à s’élever, parmi les Congolais, pour demander la démission du président de cet organe puisqu’il est incapable d’effectuer son travail.

 
Le blog du journaliste Jean-Cornelis Nlandu-Tsasa rappelle ainsi qu’après avoir échoué à organiser les élections en 2016, la Ceni devait les organiser pour « au plus tard le 31 décembre 2017 » et que le président de la Ceni, Corneille Nangaa, estime à présent « sans rire qu’il lui faudra 504 jours après l’enrôlement » des électeurs, toujours en cours. Et que M. Nangaa ajoute « sans gêne »: « Et encore, on ne saura que plus tard si les 504 jours sont suffisants ».
 
Lundi dernier, l’ONG de défense des droits de l’homme La Voix des Sans Voix, avait déjà exigé la démission de Corneille Nangaa, incapable de « garantir des élections apaisées tant attendues par la population ». De telles élections, argumente la Voix des Sans Voix, ne sont possibles que si toutes les parties font confiance à la Ceni et à son président – alors que, précisément, cette confiance n’existe plus, au point d’apparaître, écrit l’agence de presse APA, qui rapporte les déclarations de l’ONG, comme « une institution d’appui à la Majorité présidentielle » plutôt qu’à la démocratie comme l’exige la Constitution.
 
Le blog de notre confrère souligne que les sénateurs congolais touchent « 7200 dollars par mois, mieux que les députés français (5200 euros) », pour en conclure que l’absence d’élections arrange bien ceux qui s’accrochent ainsi aux postes de pouvoir.  
 
MFC.

Que pensez-vous de cet article?