RDC : L’UNC quitte le gouvernement

RDC : L’UNC quitte le gouvernement

Le parti de Vital Kamerhe claque la porte du gouvernement. Le divorce était dans l’air depuis un certain temps.

L’UNC n’aura plus de représentant au sein du gouvernement. Pierre Kangudia, ministre du Budget, a donc quitté l’équipe du Premier ministre Tshibala.

L’UNC, sous la signature de son président Vital Kamerhe, justifie son choix par le fait qu’il était entré dans ce gouvernement pour faciliter l’organisation des élections et que celles-ci étant repoussées aux calendes grecques, il n’y a plus de raison de rester à bord du navire.

Il poursuit en expliquant que l’objectif du parti est – évidemment – le bien de tous les Congolais

Kamerhe – Kabila irréconciliables 

Il faut dire que l’UNC n’a jamais reçu les accessits qu’il pouvait espérer décrocher dans l’équipe de du Premier ministre Tshibala qui, plus que jamais, apparaît comme un chef sans envergure d’un gouvernement sans envergure. Kamerhe, qui se serait bien vu Premier ministre ou président du CNSA, a toujours été recalé par le président hors mandat Joseph Kabila. « Il ne veut pas de lui. Il va tout faire pour l’affaiblir », expliquait, à lalibreafrique.be un témoin des négociations au siège de l’UA à l’automne dernier.

Comme Joseph Olenghankoy, qui se sent de plus en plus mal dans cette majorité présidentielle qui ne lui a pas rapporté ce qu’il pouvait espérer, l’UNC de Vital Kamerhe n’a jamais trouvé sa place dans cet attelage. A force de faire le grand écart et de ne rien voir venir, Kamerhe a compris qu’il avait désormais plus à gagner en dehors de la majorité.

A boire et à manger

Souci, où se situer ? Le Rassemblement de l’oppositon porté sur les fonts baptimaux à Genval à l’été 2016, avec comme composante la Dynamique de l’opposition, ne verra pas d’un bon oeil le retour d’un ancien compagnon parti tenté l’aventure sous d’autres cieux.

Kamerhe peut tenter une alliance avec le MLC, lui aussi, en quelque peu isolé. Mais pas évident que Bemba accepte de lui tendre les bras.

Survivre seul dans la jungle de l’opposition congolaise relève de la gageure.

Reste, la politique du bon sens. Aujourd’hui, toutes ces formations ou plate-formes ont un combat en commun à mener contre le pouvoir en place qui n’envisage pas l’alternance avant 2019, voire bien longtemps, si on le laisse faire.

Tous ces opposants pourraient donc mettre leurs égos de côté le temps du combat pour l’avènement d’une vraie démocratie en RDC. Si le peuple est bien au centre de leurs démarches, une alliance la plus large possible est nécessaire, voire… vitale pour atteindre leur objectif.

Si, ensemble, ils parviennent à contrecarrer les projets de l’actuelle majorité et à forcer un passage par les urnes vraiment transparent et démocratique, tous ceux qui se sentent l’âme d’un leader pourront alors reprendre leur indépendance pour une vraie joute électorale.

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